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    Plus-value sur une résidence secondaire : préparer la vente

    La vente d’une résidence secondaire ne se résume pas à la différence entre le prix de vente et le montant payé autrefois. Les frais admis, les justificatifs, la durée de détention et votre situation personnelle peuvent modifier la plus-value imposable, puis le montant que vous conserverez.

    Pour une maison de caractère en Dordogne, dans le Lot ou en Corrèze, mieux vaut demander ce calcul avant d’organiser votre prochain projet. Ce guide explique les questions à poser au notaire ; il ne remplace pas son calcul ni un conseil fiscal personnalisé. Retrouvez le parcours complet dans notre guide de vente.

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    Manoir en pierre avec tour ronde dans un jardin arboré
    Avant la vente d’une résidence secondaire, distinguez le prix annoncé de la somme disponible après les impôts et les frais.

    1. Résidence secondaire ou principale : vérifier l’usage réel

    La résidence principale bénéficie en principe d’une exonération, sous les conditions applicables. Une résidence secondaire n’en bénéficie pas automatiquement. Le fait de posséder cette seule maison en France, ou de vivre à l’étranger, ne suffit pas à en faire une résidence principale exonérée. [1]

    Si le bien a changé d’usage, si vous avez quitté la France ou si une partie sert à une activité, expliquez précisément cette histoire au notaire. D’autres exonérations peuvent exister, mais elles doivent être vérifiées pour votre situation ; ne les supposez pas acquises.

    2. Reconstituer le calcul avec les bons documents

    Le calcul part du prix de cession et du prix d’acquisition, avec les corrections admises par les règles fiscales. Certains frais et travaux peuvent être pris en compte sous conditions : toutes les dépenses engagées dans une maison ne réduisent pas automatiquement la plus-value. [1]

    Rassemblez l’acte d’acquisition, les documents d’une éventuelle succession ou donation, les factures de travaux et les informations sur l’usage du bien. Demandez ce qui peut être retenu et quels justificatifs sont nécessaires. Des travaux déjà pris en compte fiscalement ou une location meublée peuvent nécessiter une analyse spécifique.

    Demandez deux résultats distincts : le gain fiscal calculé et la somme estimée disponible après la vente. Un remboursement de prêt, des honoraires ou d’autres frais peuvent réduire cette somme sans être traités de la même façon dans le calcul fiscal.

    3. Comprendre les taux et la durée de détention

    Dans le régime général, la plus-value imposable supporte 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce ne sont pas des pourcentages appliqués au prix total de vente. Une taxe supplémentaire peut aussi concerner certaines plus-values élevées. [1, 3]

    Les abattements pour durée de détention sont calculés séparément pour l’impôt et les prélèvements sociaux. L’exonération liée à la durée est totale après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux. Il ne faut donc pas conclure qu’après 22 ans plus rien n’est dû. [1, 2]

    Un taux unique appliqué à la différence brute entre deux prix donne facilement une estimation trompeuse. Faites confirmer les dates retenues, les bases imposables et les éventuelles exonérations avant de décider ce que vous pouvez consacrer à un autre achat.

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    4. Vivre à l’étranger : ne pas appliquer un taux par nationalité

    Les règles françaises s’appliquent aussi aux plus-values imposables sur un bien français vendu par un non-résident, sous réserve des conventions internationales. La résidence fiscale et l’affiliation à la sécurité sociale sont des éléments distincts. [2]

    Les personnes remplissant les conditions d’affiliation à un régime obligatoire de sécurité sociale autre que français dans l’EEE ou en Suisse peuvent être exonérées de CSG et de CRDS ; le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû. L’administration précise aussi le maintien de cette exonération pour les résidents britanniques. Faites vérifier votre affiliation et les justificatifs : un passeport ou une adresse ne suffit pas à déterminer le traitement de votre dossier. [2, 4]

    La nécessité d’un représentant fiscal dépend également de la situation du vendeur et de la vente, avec des dispenses prévues. Demandez au notaire si cette formalité concerne votre dossier et quels frais prévoir. Ne confondez pas le représentant fiscal avec l’interlocuteur chargé de commercialiser la maison. [2]

    5. Faire vérifier le montant avant de fixer votre prochain projet

    Le notaire déclare et verse l’impôt dû lors de la vente. Si vous résidez à l’étranger, demandez également à votre conseiller dans votre pays de résidence quelles obligations locales subsistent. Un paiement en France ne permet pas de conclure que toutes les obligations étrangères sont réglées. [2]

    Pour une propriété avec gîtes, une exploitation, des terres ou une détention en société, ne transposez pas sans vérification les règles d’une résidence secondaire détenue directement par un particulier. Précisez le propriétaire juridique et l’activité réelle dès le départ.

    Cette estimation complète votre réflexion sur le prix de vente de votre maison de caractère. Elle ne remplace pas l’analyse du marché et ne signifie pas que l’acquéreur financera vos impôts par un prix plus élevé.

    Les questions à transmettre au notaire

    • Quel régime s’applique compte tenu de l’usage et du propriétaire du bien ?
    • Quels frais, travaux et justificatifs peuvent être retenus ?
    • Quels abattements ou exonérations sont applicables ?
    • Mon affiliation sociale modifie-t-elle les prélèvements dus ?
    • Un représentant fiscal ou une démarche dans mon pays de résidence est-il nécessaire ?
    • Quelle somme pourrai-je réellement conserver après la vente ?

    Bureau Moulin vous accompagne pour le prix, le dossier, la présentation et les échanges avec les acquéreurs. Le calcul de l’impôt reste du ressort du notaire ou d’un fiscaliste. Pour relier votre calendrier à ces préparatifs, découvrez notre accompagnement à la vente, ou écrivez-nous au sujet de votre propriété.

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    Sources

    1. Service Public — plus-values immobilières (consulté le 19 octobre 2026)
    2. DGFiP — non-résidents : calcul, taux et représentant fiscal (consulté le 19 octobre 2026)
    3. DGFiP — plus-values imposées (consulté le 19 octobre 2026)
    4. DGFiP — non-résidents et prélèvements sociaux (consulté le 19 octobre 2026)